10 astuces pour garder la motivation à la guitare

1. Ne pas cacher sa guitare dans une housse. 

Je vois trop de gens ranger leur guitare religieusement dans une housse.

Ne faites pas ça … j’ai essayé ! Ca détruit la motivation et le niveau d’un musicien à vitesse grand V, et le proverbe « loin des yeux, loin du coeur » est hyper vrai.

Je pourrais écrire un bouquin sur le sujet, mais pour garder mon propos assez bref :

prenez votre guitare et donnez lui la place d’honneur chez vous. Elle le mérite vraiment. 

Dans la même veine : quand vous achetez une guitare, prenez-en une « qui en jette ». Ca motive beaucoup.

2. Jouer à chaque fois que l’occasion se présente :

cela rejoint carrément mon premier point … dès que j’ai 5 minutes, je joue. C’est un mélange d’habitude et d’envie du moment, en mode « elle est ou ma gratte ? j’ai une idée de riff » . Et puis les choses dérapent, et sans l’avoir fait exprès, j’ai bossé ma guitare 20 minutes. Au final, la motivation est en partie une question d’habitude et en partie une question de « s’y mettre », après ça va tout seul.

3. Ne pas se forcer …

Bon, d’accord, en fait je me donne des coups de pied bien placés très souvent pour pouvoir me mettre à faire du travail sérieux à l’instrument. Mais parce que j’ai envie de finir enfin ce foutu bouquin de Frank Gambale, et donc mon effort a un sens, car il va dans le sens d’un objectif.

4. Progresser:

comme je bosse sérieusement mon instrument, les progrès viennent tout seul. Un des grands secrets est de ne pas forcer sa progression, en se disant « il faut absolument que … « , au contraire, je me contente de bosser mon instrument, sans nécessairement y réfléchir, et je laisse les progrès venir. Sinon ça reviendrait à dire « il faut absolument que je devienne culturiste dans 3 mois alors que je pèse 52kg tout mouillé » … une méthode efficace est de ne pas s’attendre à trop progresser (tout en faisant tout pour avec conviction) : on s’offre ainsi plein de petits « tiens, je ne jouais pas aussi propre/carré avant ! « .

J’aimerais ajouter à cet article l’idée que si l’on ne progresse pas forcément très vite dans le sens de la complexité et de la vitesse, on progresse par contre beaucoup dans le sens « carré/propre » … les progrès sont moins spectaculaires, mais croyez-moi, ils font toute la différence.

5. Ecouter beaucoup de musique :

Fondamentalement, combien de temps passez-vous par jour à écouter de la musique ? (vous pouvez faire des choses en même temps, bien sûr). N’hésitez surtout pas à aller sur grooveshark vous passer un album ou deux en boucle ! Par exemple, je suis certain que vous lisez mon article en silence. Ouvrez un nouvel onglet, allez sur grooveshark, et revenez me lire dans 2 secondes. Je vous attends 🙂

6. Eviter de perdre du temps :

Finalement, combien de travail effectif est fourni sur l’instrument ? Par travail effectif j’entends des exercices, du jeu au métronome, du déchiffrage/mémorisation … essayez de compter, vous allez voir.

7. Concentration 100% :

et le point 6 vient de m’y amener. Quand vous vous entraînez, concentrez-vous. Ecoutez votre instrument. C’est un moment privilégié ou vous pouvez dire à vos autres pensées de revenir dans 20 minutes, pour l’instant, vous bossez votre guitare (et d’ailleurs si on va par là, il y a des ressemblances avec la méditation za-zen).

8. Partager sa musique avec quelqu’un d’autre :

Il n’est pas nécessaire de vous produire sur scène immédiatement, surtout si vous venez de vous mettre à la guitare et que vous avez le trac. Vous pourriez, je suis certain qu’on vous applaudirait. Mais par contre, ce que je recommande, c’est de vous trouver un « guitar buddy » en plus de vos cours : cette personne pourra alors souffrir s’entraîner avec vous. C’est un plus pour la motivation et le plaisir qu’on prend à faire de la musique. Si vous n’avez pas de « guitar buddy », vous pouvez carrément poster une petite annonce en ligne, ça se fait. Une seule chose à dire de plus : c’est beaucoup mieux si vous êtes tous les deux supervisés par le même prof de guitare. C’est même vital pour qu’une telle collaboration soie productive.

9. S’amuser :

Pour ne pas rejoindre l’idée du point 8, je distingue beaucoup le temps que je passe à m’amuser avec mon instrument (je cherche des nouveaux riffs, j’improvise, je joue tel ou tel morceau qui me botte même s’il est ultra-simple, et ça m’amuse), du temps que je passe à m’entraîner. Ce sont deux choses différentes, et il faut avoir conscience de ça, et donc pouvoir switcher entre le mode « jouer » et le mode « bosser ». La guitare est un instrument qui se bosse, dans le but de se faire encore plus plaisir (ou de s’exprimer encore mieux) quand on a décidé d’en jouer. 

10. Prendre des cours : 

J’en ai suivi moi-même, et encore heureux, sans ça, je n’aurais jamais réussi à faire de la musique … Et j’aurais laissé tomber il y a longtemps (je ne suis qu’une personne normale et ma motivation vient en grande partie du fait que je progresse, encore une fois). Et quand je vois tout ce que la musique a pu m’apporter dans la vie … Je suis content d’avoir eu la chance de suivre des cours. Oui, je prêche pour ma propre paroisse, mais je sais très bien à quel point ça compte.

Voilà, merci d’avoir lu l’article, n’hésitez pas à le partager sur facebook ! A bientôt 😉

David

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